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    Vendredi 23 Juin 2017, Yom Chichi


879. Embrasser la main de ses parents
Posté par jomahfoda le 13/01/2009 à 17:21:14
Bonjour,

À ce qu’il paraît, c'est une bonne chose d'embrasser la main de ses parents le vendredi soir. D’où vient ce Minhag (habitude), ainsi que celui d’embrasser la main d’un Tsadik ?
Avons-nous un mérite particulier à procéder de la sorte ?

Je vous remercie d’avance, Kol Touv.

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 30/09/2013 à 09:28:00
La Guémara (1) rapporte que Oula (Un Maitre de la Guémara) avait l’habitude d’embrasser les mains de ses sœurs. Rachi sur place, explique que l’usage, à la sortie du Bèt Haknéssèt, est d’embrasser la main de son père et de sa mère et des personnes plus âgées.

Embrasser la main de ses parents est donc considéré comme une marque de respect envers eux et fait partie de la Mitsva de « Kiboud Av Vaém » (respect du aux parents) (2).

Nombreux sont les commentateurs qui insistent par ailleurs, sur l’importance pour les enfants, de recevoir la bénédiction de leur parents a l’entrée du Chabbate.
Ce Minhag est rapporté entre autre par le Yaavèts (3), qui le justifie car ce moment est propice a recevoir les Bérakhotes (bénédictions) prodiguées avec abondance par le ciel a l’entré du Chabbate.

Le Minhag d’embrasser la main de ses parents le vendredi soir est rapporté par de nombreux Décisionnaires Séfaradim, mais aussi Achkénazim (4) au nom du Ari Hakadoch Zal.

Le Bèn Ich ‘Haï (5) explique que bien qu’il convienne d’éviter d’embrasser ses enfants au Bèt Haknéssete (synagogue), afin de ne montrer aucune marque d’amour autre que l’amour de D-ieu, on pourra malgré tout, après avoir été appelé a la Tora embrasser la main de son père (ou de son Rav).

Rav Paniéri (6) rapporte que l’habitude est d’embrasser la main des parents après une visite, comme l’a demandé Élicha : « Élicha quitta les bœufs, courut après ‘Éli et lui dit : je voudrais embrasser mon père et ma mère puis je te suivrai » (7)

Le Zohar (8) rapporte que Rabi Él’azar et Rabbi Abo embrassaient la main de Rabbi Chim’one Bar Yo’haï, leur maître, ce qui laisse entendre qu’il y a une signification particulière a embrasser la main de son maître.

Kol Touv


1) ‘Avoda Zara 17a
2) Réchite ‘Hokhma tome 3 pages 58 par. 8, ‘Hida Avodate Hakodèch chap.4 alinéa 142 qui précise qu’il y a de surcroît, dans le fait d’embrasser la main de sa mère, une signification d’après la Kabbala, Choute Ye’havé Da’ate tome 4 chap. 12
3) Dans son Sidour Amoudé Chamaïm pages 344
4) Bèn Ich ‘Haï deuxième année Paracha Béréchite par 29 ; ‘Hessed Laalafim du ‘Hida, Béèr Hétèv chap. 262 par.2, Pélé Yo’éts fin du sujet « Bérakhote » ; Sdé ‘Hémèd tome 5 Maarékhète Hakouf note 7 (pages 272) ; voir aussi Yalkoute Yossèf Hilkhote Kiboud Av Vaèm tome 1 page 431
5) Première année Paracha Vaïkra par. 11
6) Kivoud Horim page 86
7) Mélakhim 1 chap. 19 verset 20 ; voir aussi le Métsoudate David sur place
8) Parachate Lèkh Lekha page 83b
 
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