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    Lundi 25 Septembre 2017, Yom Chéni


974. Les noms ont-ils une influence sur notre vie ?
Posté par Juif le 08/05/2011 à 19:48:38
Bonjour

Concernant les noms que l'on donne aux enfants, existe-t-il un Iniane (concept) de les appeler comme un personnage biblique ou bien il n'en est rien.

Il est vrai que la Guémara parle des noms deRéchaïm (renégats) qu'il ne faut pas donner aux enfants, mais les autre noms, comme le nom d'un fleuve (Kinérèt), ou bien un lieu (Éden), ou bien tout simplement un nom inventé, qu'en est il?

Y a t-il une différence entre les Séfardim ou Achkénazim?

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 22/06/2011 à 10:28:54
Le nom d’une personne est un concept important qui mérite que l’on si attarde. Il influe sur l’essence même de l’homme et sur son tempérament. Par conséquent il à une incidence directe, par exemple, sur ses qualités morales.

Nos Sage nous enseignent que le nom que l’on donne à un enfant influence la personnalité de celui-ci, en bien ou en mal (1). Le nom d’Avraham par exemple, est relié à la Mida (Trait de caractère) de ‘Héssèd (Miséricorde).

Il est donc évident qu’à priori, on donnera aux enfants des noms de Tsadikim (Justes) tirés du Tanakh (Bible) ou de personnes qui se sont sanctifiées par leur comportement tel que Méïr au nom de Rabbi Méïr de la Guémara.

C’est pourquoi l’habitude est de donner le nom de Tsadikim ou des noms de personnages bibliques qui ont été sanctifiés, et qui influenceront en bien la personne qui le portera.
Il faut bien entendu faire attention à ne pas donner des noms bibliques de Réchaïm (Renégats), comme Nimrod, par exemple.

Il conviendra donc aussi, à priori d’éviter de nommer des enfants d’après des noms « nouveaux » ou modernes tels que des noms de fleurs ou de pierres précieuses ou de lieux géographiques comme Kinéret par exemple qui n’ont pas de connotation de sainteté et sont donc dénué d’influence bénéfique.
D’autant plus que ce ne sont pas les noms bibliques qui manquent (2).

Précisons toutefois qu’il n’existe aucun interdit à donner un nom nouveau qui n’apparait pas dans la Bible (3).

Aussi certains décisionnaires permettent de donner des noms « nouveaux ». Ils se basent sur le fait que l’habitude en Europe était de donner des noms « nouveaux » ou des noms étrangers.

Il faudra veiller toutefois à ce que le nom ait une signification favorable (4).

Dans le cas où vous envisagez un prénom spécial, nous vous conseillerons de consulter un Rav qui pourra vous guider et vous conseiller.

Il est rapporté au nom du Ari Hakadoch (Chaar Hagilgoulim Hakdama 23) que c'est D-ieu qui nous met dans la bouche le nom que l’on donne à l’enfant !
On pourrait donc s’interroger sur la nécessité de s’ingénier à choisir judicieusement le nom ou même de s’informer auprès d’un Rav.

Cette question entre dans le cadre du concept beaucoup plus général de la « Hichtadloute », c'est-à-dire des efforts que nous devons fournir pour atteindre un objectif donné, alors qu’il semble que le résultat ne dépende pas de nous.

Ainsi, dans le même ordre d’esprit, alors que nos revenus annuels sont fixés à Roch Hachana, nous nous efforçons constamment d’augmenter ou de consolider ceux-ci par nos efforts
.
C’est un très vaste sujet qui nécessite un développement à par entière. Sachons seulement que tel est le mode de fonctionnement qu’a institué Hachém.

Par ailleurs les efforts que nous faisons pour trouver le nom le plus approprié pour notre enfant génèrent une aide divine particulière qui aboutira au bon choix.

Kol Touv


1) Midrach Tan’houma Parachate Haazinou chap.7 ; Séfér Hassidim chap. 244 ; Magid Mécharim du Bét Yosséf Parachat Chémote
2) Rav Haïm Kaniévski Chlita
3) Koré Chemo page 155-156 au nom du Rav Mordékhaï Éliahou ; Rav Eliachiv
4) Choute Michné Halakhote tome 9 chap.308
 
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