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    Lundi 20 Novembre 2017, Yom Chéni


539. Parler entre "Nétilate Yadaïm" et la consommation du pain
Posté par maurice le 31/10/2007 à 21:15:46
Bonsoir et merci pour me donner l’envie de voir votre site tous les jours en même temps vous m'aidez à faire Téchouva dans la compréhension.
Ma question : pouvez vous m’expliquer pourquoi ne doit on pas parler après avoir fait "Nétila" (ablution des mains) tant que nous n’avons pas fait "Motsi" (bénédiction sur le pain)?

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 19/11/2007 à 21:40:40
Bien que d’après certains Décisionnaires (Rambam et Rif) il serait permis de parler entre la «Nétila» et la bénédiction de Hamotsi, le Choul’hane ‘Aroukh (1), rapporte l’avis de ceux qui imposent de se taire et conclue que c’est ainsi qu’il convient de faire.

La raison de cette règle est qu’il faut faire attention à ne pas se déconcentrer après la « Nétila ». On craint donc qu’une trop longue attente ou une discussion ne lui fasse oublier que le lavage des mains a été fait pour les besoin du Motsi.

Le fait de se déconcentrer pourrait l’amener à se « salir les mains » avant de consommer le pain, ce qui l’obligerait à se relaver les mains sans bénédiction. C’est aussi pourquoi, à posteriori, même si l’on a parlé ou longtemps attendu, tant qu’on aura gardé à l’esprit qu’on se trouve après la Nétila, on pourra consommer le Motsi, sans recommencer la Nétila (2).

La source de cet usage se trouve dans le Talmoud Yérouchalmi (3) qui rapporte que : « tout celui qui juxtapose la Nétila au Motsi, rien de mal ne lui arrivera durant tout ce repas » (4).

Le Choul’hane ‘Aroukh (5) rapporte par ailleurs que le Roch avait l’habitude de se laver après les autres convives, juste avant la bénédiction, afin d’éviter de s’interrompre et de parler entre la Bérakha récité sur la Nétila et le Motsi.

Le Michna Béroura (6) précise, que l’on considérera comme une interruption, même une attente prolongée en silence.
De plus, même des paroles de Tora seront considérées comme une interruption.
Par contre, des paroles en rapport direct avec le repas ne considérées pas comme une interruption et ne nécessiteront pas de se relaver les mains.

Kol Touv


1) Ora’h ‘Haïm chap. 166 par. 1
2) Michna Béroura chap. 166 alinéa 6
3) Bérakhote chap.1 par.1
4) Le Tour chap. 166
5) Ora’h ‘Haïm chap. 165 par. 2
6) Chap. 166 alinéa 2
 
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