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    Jeudi 21 Septembre 2017, Yom 'Hamichi


504. Éduquer les enfants à faire des bénédictions
Posté par yoyo le 08/10/2007 à 20:43:42
Kvod Harav,
Souvent les enfants en bas âge, lorsqu'ils font des Bérakhote (bénédictions) avalent les mots ou ne la finissent pas entraînant ainsi la prononciation du nom d'Hachèm en vain. Est il bon de perpétuer cette habitude ?
De plus faut il répondre amen à une telle Bérakha ? Merci

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 10/11/2007 à 21:40:56
Bien que la Tora ait dispensé les enfants mineurs (avant la Bar Mitsva) de toutes les Mitsvote, il existe néanmoins une Mitsva de ‘Hinoukh (d’éducation à la pratique des Mitsvote concernant les enfants avant l’âge de la Bar Mitsva).
Cette obligation commence dés que l’enfant peut comprendre la signification de la Mitsva (1).

L’âge à partir duquel il faudra éduquer un enfant à la récitation des Bérakhote (bénédictions), dépend à priori, de la capacité de celui ci à réciter correctement la bénédiction appropriée (2).
Il est rapporté au nom de Rav Chélomo Zalmane Auerbach (3) qu’il faudra que l’enfant sache à qui il s’adresse.

Malgré tout ce qui à été dit précédemment, et afin de les habituer à des paroles saintes, l’habitude est de commencer même avant que l’enfant ne soit arrivé ce niveau de compréhension (4).

Faut-il répondre Amèn à ce type de bénédiction ?
Le Choul’hane ‘Aroukh (5) à tranché « que l’on ne répondra pas Amèn après une bénédiction récitée par un Katanelors de son étude, par contre si l’enfant est arrivé à l‘âge du ‘Hinoukh et que la récitation de la Bérakha est justifiée, on répondra Amèn», après celle-ci. On l’évalue généralement l‘âge du ‘Hinoukh autour de six ans (6).

Le Michna Béroura (7) déduit du Choul’hane ‘Aroukh que si l’enfant est plus jeune, on ne répondra pas Amèn à sa bénédiction.

Certains Décisionnaires pensent qu’il faudra malgré tout faire semblant d’y répondre afin de l’éduquer à répondre.
D’après Rav Chélomo Zalmane Auerbach (8) on fera en sorte de répondre Amèn en éludant la dernière lettre c’est à dire le Noune final (9).

Une autre solution serait de réciter à voie basse le verset de « Baroukh Hachèm Lé’olam Amèn Vé Amèn » (Téhillim 89/53) en même temps que l’enfant dit sa bénédiction, et de le terminer par le Amèn à voie haute (10).

Certains Décisionnaires rapportent que l’habitude est de répondre Amèn même aux Bérakhote des petits enfants (11) afin de les habituer à répondre Amèn.

Notons au passage que dès qu’un enfant répond pour la première fois Amèn, il a une part dans le monde future (12).

Un autre problème toutefois, est à prendre en considération : celui de la propreté de l’enfant. Il est interdit à une personne de réciter des paroles de Kédoucha en présence de résidu d’excréments dans la région anale (13).

Pourtant, nombreux sont les décisionnaires (14) qui permettent de faire réciter des bénédiction à un enfant, même si celui ci n’est pas obligatoirement propre.
En effet nous voyons que le Minhag est d’étudier la Tora même avec des petits enfants qui ne sont pas obligatoirement toujours très propre.
De plus l’interdit de réciter des paroles de Kédoucha ne s’applique qu’à la personne qui ne serait pas propre. Néanmoins il serait permis de prononcer des paroles de Tora en présence de personnes (adultes ou enfants) qui ne seraient pas propres (tant qu’il n’y a pas d’odeur perceptible) (15).

Parcontre, les Décisionnaires Séfaradim (16) ont tranché que l’on ne répondra Amèn que si l’enfant a atteint l’age du ‘Hinoukh, et que de surcroît il est propre.


Kol Touv


1) Yoma 83a
2) Notré Amèn page 118 au nom de Rav ‘Haïm Kanievsky
3) Halikhote Chélomo chap. 22 par. 20
4) Halikhote Chélomo chap. 22 par. 20, Rav Yéhochoua’ Neuvirt dans son livre Hinoukh Habanim Lémitvote Védiné Katane note 66 rapporte le Lé’hèm Hapanime sur le Kitsour Choul’hane ‘Aroukh chap 165 que le Minhag est d’éduquer les enfants à la récitation de paroles saintes dés qu’il commence à parler
5) Ora’h ‘Haïm chap. 215 par. 3
6) Or Létsiyone tome 2 chap. 14 par. 33
7) alinéa 16 ainsi que le Kaf Ha’haïm chap. 215 par. 19 voire aussi le Choute Yabia’ Omèr tome 2 Chap. 13 par. 11 et 12
8) Halikhote Chélomo chap. 22 par. 20
9) Bien que sur une vraie bénédiction il faut faire attention à bien épeler le Amèn voir Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 124 par. 8
10) Or Létsiyone tome 2 chap. 14 par. 33
11) Voir Piské Téchouvote chap. 215 par. 5
12) Rama Ora’h ‘Haïm chap. 124 par. 7
13) Ora'h 'Haïm chap. 76 par. 5, voire aussi la question 394
14) Halikhote Chélomo chap. 22 note 70 au nom de Rav Chélomo Zalmane Auerbach ; Rav ‘Haïm Kanievsky rapporté dans Notré Amèn page 120 qui précise qu’il faut répondre Amèn après la bénédiction d’un enfant, même en cas de doute sur sa propreté.
15) Levouché Srad chap. 91 par.1, Choute Divré ‘Haïm Tome 2 fin du chap. 9
16) Or Létsiyone tome 2 chap. 14 par. 33, Choute Yabia’ Omèr tome 2 Chap.13 par.12 ; voir aussi le Lé’hèm Hapanim sur le Kitsour Choul’hane ‘Aroukh chap 165
 
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