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    Lundi 19 Novembre 2018, Yom Chéni


262. Parler pendant la lecture de la Tora
Posté par levy le 18/09/2006 à 14:50:40
Bonjour.

Je viens de découvrir ce site, ‘Hazak! C’est vraiment du bon travail, merci pour la précision de vos réponses!
Je voulais savoir s’il est interdit de parler à la Choul entre les différentes 'Aliyote (montées au Séfèr Tora). Si oui, cela est-il aussi valable pour une femme ?
Merci d’avance.

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 10/10/2006 à 23:56:00
Il est stipulé dans le Choul’hane ‘Aroukh (1) qu’il est interdit de discuter dés que l’officiant a commencé la lecture de la Tora. Cette interdiction s’applique même s’il s’agit de sujets de Tora ou de répondre à une question qui n’a pas de caractère d’urgence. Par contre, pour éviter à quelqu’un d’enfreindre un interdit, il sera permis de parler brièvement s’il n’y a pas d’autre moyen. (2)
D’après certains cette interdiction concerne même ceux qui se sont déjà acquittés de la lecture de la Tora dans un autre « Minyane ». (3)

Le Choul’hane ‘Aroukh interdit également « Bén Gavra Légavra » c’est à dire entre deux montées, de peur que l’on ne continue à parler à la reprise de la lecture.
Toutefois, s’il s’agit d’étudier la Tora, le Ba’h permet entre deux montées. D’autres décisionnaires (4), s’appuyant sur le Ba’h, permettent également de parler sur d’autres sujets, mais uniquement en cas de grande nécessité. (5)


on pourra être moins stricte entre deux montées (« Alyote»), si c’est nécessaire, à condition de faire attention de se taire dés le début de la montée suivante.

Il faut ici attirer l’attention sur les dires du Béèr Hétèv (6), qui bien qu’il permette de parler «Bén Gavra Légavra», en s’appuyant sur le B’ah, rapporte le Chla Hakadoch et le Zohar Hakadoch qui évoquent la gravité de la faute de celui qui parle pendant la lecture de la Tora et la sévérité de sa punition.

Les femmes, n’ont pas d’obligation de se rendre à la synagogue pour écouter la lecture de la Tora. (7) (A noter toutefois que d’après certains, elles ont cette obligation (d’après la Tora) pour la lecture de « parachate Zakhor ») (8).
Elles n’auraient donc pas à priori, quand elle se trouvent à la synagogue, l’obligation de se taire afin d’écouter, sans en perdre un mot, la lecture de la Tora (comme c’est le cas pour les hommes).

Il n’en demeure pas moins qu’il leur est formellement interdit de parler pendant la lecture pour les raisons suivantes :
• En règle générale, la synagogue est la maison de D. ; on y est en présence de la Gloire Divine et il est interdit d’y parler (à aucun moment) de sujets qui ne sont pas lié à la prière ou à l’étude de la Tora.
• Parler pendant la lecture (même si on n’est pas tenu, en tant que femme de l’écouter), perturbe les autres qui sont eux tenus de l’écouter. (9)
• Il serait dommage de ne pas profiter de sa présence à la synagogue pour écouter la Tora, d’autant plus qu’il y en cela, d’aprés certains, une Mitsva aussi pour les femmes.
• Il faut par ailleurs rappeler que le moment de la lecture de la Tora est un moment particulièrement grave et solennel qui nécessite un comportement notoirement respectueux comme il est notifié, entre autres, dans les ouvrages suivants :

- Le Biour Halakha rapporte que ce paragraphe du Choul’hane ‘Aroukh est un avertissement dévoilé aux personnes qui se désintéressent de leurs âmes et s’adonnent à de vaines discussion au moment de la lecture de la Tora ou entre deux montées. Sans compter que de temps à autres se mêle à leur discussion du « Lachone Hara », à tel point que même leur prière en devient répugnante devant Hachèm. (10)

- Par ailleurs, il est mentionné dans le Zohar Hakadoch, quand le Séfèr Tora se présente devant nous, nous avons l’obligation de rectifier notre comportement et de nous concentrer comme si nous étions à ce moment au mont Sinaï pour recevoir la Tora.
Nous devons prêter l’oreille avec attention sans aucune permission d’ouvrir la bouche même pour évoquer des sujets de Tora. Nous devons donc être saisie d’une crainte respectueuse qui nous rend muet. (11)

- De son coté, le Rama rapporte que ceux qui se soucient de leur comportement ont pris l’habitude de trépigner au moment de la lecture de la Tora pour rappeler le don de la Tora dans la crainte et les tremblements. (12)

A noter cependant que de même que pour les hommes, s’il y a nécessité absolue, on pourra parler entre deux montées à condition de se taire dés la montée suivante.

Kol Touv


1) Ora’h ‘Haïm chap.146 par.2 ; Voir le Maguèn Avraham et le Biour Hagra sur place, d’après qui l’interdiction commence dés que l’on a ouvert le « Séfèr Tora », avant même de faire la bénédiction.
2) Michna Béroura chap.146 alinéa 5
3) Biour Hagra ; Péri Mégadim qui s’interroge
4) Péri ‘Hadach chap.146 alinéa 2 ; Péri Mégadim Échèl Avraham alinéa 7
5) Choul’hane Hatahor par.1
6) Chap.146 alinéa 3
7) Choute Yé’havé Da’ate tome 4 chap.23 (page 130) ; voir aussi le ‘Hida dans son Birké Yosséf alinéa 7 selon lequel, les femmes sont d’une certaine manière tenues d’écouter la lecture de la Tora.
8) Voir Otsar Dinim Laïcha Vélabate chap.24 par.1
9) Michna Béroura chap.146 alinéa 8
10) Le Biour Halakha chap.146 début de citation « Véhanakhone »
11) Parachate Vayakèl page 206a
12) Ora’h ‘Haïm chap. 48 par. 1 au nom du Aboudarhame
 
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