UniversTorah      Questions aux  Rabbanim      Médiathèque &  Playlist   
Retour à l'accueil du site principal
    Mercredi 19 Décembre 2018, Yom Révii


168. Changer la destination du Ma'assèr
Posté par menache le 05/07/2006 à 23:40:54
Chalom,
Au sujet du Ma'assèr. si on reverse integralement son Ma'assèr à une institution religieuse pour les pauvres et etudiants en Tora, et suite a une demande d'aide on veuille partager son Ma'assèr entre cette institution et la demande d'aide, peut-on le faire ? Serait-on quelque part engager face à une institution ?

Merci

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 11/08/2006 à 13:33:50
Celui qui s’est engagé à donner la « Tsédaka » à un nécessiteux en particulier, ne peut pas revenir sur son engagement (d’après la majorité des décisionnaires) pour donner la somme en question à une autre personne. (1)
En effet, la personne à qui on destinait l’argent, est considérée comme ayant déjà acquit cet argent bien que celui ci ne soit pas encore en sa possession.

C’est la raison pour laquelle, le fait de signer un « virement permanent », pour une « Tsédaka », est considéré comme un engagement.
Par conséquent, on devra honorer cet engagement jusqu’à la date stipulée sur l’ordre de virement.
Si les thermes de l’engagement stipulent : « jusqu’à révocation de ma part », on pourra arrêter au moment désiré.
Si rien n’est stipulé :
D‘après certains c’est assimilable à un engagement d’un an. (2)
D’après d’autres c’est considéré comme un engagement sans limite et il faudra alors faire « ‘Atarate Nédarim » (Annulation des vœux devant trois personne) si l’on désire annuler l’ordre de virement ou changer le destinataire. (3)

Si l’on s’est engagé vis à vis d’une institution deux cas sont à envisager :
a) l’institution ne développe qu’une seule activité (par exemple redistribuer aux pauvres).
Dans ce cas, on devra respecter son engagement.
b) l’institution développe plusieurs activités (par exemple redistribuer aux pauvres et soutenir une Yéchiva), il serait alors possible, non pas d’annuler, mais de transférer l’engagement à une autre institution. (4)
On considère en effet, que celui qui s’est engagé à donner, n’avait pas d’intention particulière au moment de son vœu quant à la destination de l’argent.

Tout ce qui a été dit jusqu’ici concerne les cas où une personne s’est engagée explicitement à donner une somme à la « Tsédaka » pour une destination précise. Cela est alors assimilé à la formulation d’un vœu.

Dans le cas où il n’y a pas d’engagement explicite, mais simplement une habitude de donner à un organisme particulier, la question se pose de savoir si cette habitude lui confère le statut de « Minhag » ou pas. L’acquisition du statut de « Minhag » imposerait alors de faire « ‘Atarate Nédarim » pour tout changement de destinataire de cette Tsédaka.

D’après le Méchiv Davar (5), dans ce cas, il ne sera pas nécéssaire de faire « ‘Atarate Nédarim » pour transférer une partie du budget à une autre Mitsva de Tsédaka.


Dans le contexte de votre question, en se basant sur le Méchiv Davar et l’avis permettant de transférer la Tsédaka à une autre institution, dans le cas où elle développe plusieurs activités, vous pouvez destinner une partie de votre budget à un autre organisme sans faire « ‘Atarate Nédarim ».

Kol Touv


1) Guilayone Maharcha Chap. 259 d’après le Chakh ; «4aroukh Hachoulkhane chap. 259 par.6
2) Béora’h Tsédaka au nom du Rav Nissim Karélits Chalita.
3) Béora’h Tsédaka au nom Rav Chalom Éliachiv Chalita
4) Béora’h Tsédaka au nom du Rav Nissim Karélits Chalita. Voir aussi Pit’hé Téchouva Chap.256 alinéa 2.
5) Par.48
 
Navigation Rapide
Pour se déplacer entre les questions, nous vous proposons un accès facile à la navigation