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    Mercredi 18 Juillet 2018, Yom Révii


146. Ma’assèr pour le Rav
Posté par menache le 04/06/2006 à 23:44:04
Il y a dans notre communauté un rav qui n'occupe aucun poste officiel (rémunéré) et de même il n'accepte pas les dons . Peut-on lui forcer la main en lui donnant en cachette (sachant qu'il ne vit pas dans l'opulence...) ? Doit-on prendre en compte les conséquences d'un telle acte ? Cet argent peut il faire partie du Ma'assèr ?

Réponse donnée par Rav Daniel Ohayon le 18/06/2006 à 18:52:45
D’après le Rama, « on ne prélèvera pas le salaire du Rav de la ville de la caisse de la Tsédaka, car c’est une honte pour lui et pour la ville ».
Par contre chaque particulier pourra lui donner de l’argent qu’il a réservé à la Tsédaka, ce qui sera une manière honorable de le rémunérer. (1)

On pourra subvenir aux besoins d’un « Talmid ‘Hakham » (érudit) qui a la responsabilité d’une communauté à partir du « Ma’assèr ‘Ani » (3) (prélèvement destiné aux pauvres) par égard aux services qu’il rend à la collectivité. Il en sera de même pour le « Ma’assèr Késsafim » (10 pour cent minimum de ses revenus). (4)
On pourra lui transmettre cet argent sans qu’il sache qu’il provient du Ma’assèr. (5)

Il est rapporté dans le Choul’hane ‘Aroukh que lorsqu’un pauvre ne veut pas recevoir d’argent de la Tsédaka, on pourra le lui donner de manière détournée en tant que cadeau ou prêt. (6)
De même, il est mentionné qu’on a le devoir de donner à un Talmid ‘Hakham d’une manière honorable. S’il refuse, on trouvera le moyen de lui procurer de la marchandise à bas prix et on la lui rachètera à prix fort. S’il sait faire du commerce, on lui prêtera de l’argent pour l’investir. (7)
Ceci n’est valable que si la personne qui reçoit est un Talmid ‘Hakham. (8)
Celui qui aura le mérite d’accomplir cette Mitsva aura comme récompense d’être assis dans la « Yéchiva Chèl Ma’la » (Yéchiva céleste).


Vous pouvez prélever du Ma’assèr pour subvenir aux besoins du Rav de votre communauté. Mais il serait préférable de le lui donner de manière discrète et intelligente. (9)

Kol Touv


1) Rama Yoré Dé’a chap. 251 par. 13
2) Biour Hagra alinéa 23 Yoré Dé’a chap. 251 par. 13, au nom du Hagaote Mordékhi qui est cité par le Bèt Yossef Yoré Dé’a chap. 331
3) 10 pour cent de la récolte qui est prélevé la troisième et la sixième année de la Chémita
4) Taz Yoré Dé’a chap. 331 alinéa 32
5) Tsits Eli’ézèr tome 9 (4-7)
6) Yoré Dé’a chap. 253 par. 9
7) Yoré Dé’a chap. 253 par 11
8) ‘Aroukh Hachoul’hane chap. 253 par. 13
9) Cela concerne le particulier. Quant à la communauté, elle a le devoir de nommer un Rav qui la dirige et chacun doit contribuer au salaire de celui-ci (Ora’h ‘Haïm chap. 53 par. 24 ; Michna Béroura alinéa 71 et Biour Halakha). Dans ce cas, une fois rémunéré par la communauté, il ne sera pas évident de lui donner en plus le « Ma’assèr » (Chévèt Halévy tome 2 chap. 135 et tome 5 chap. 136).
 
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