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    Mardi 25 Juillet 2017, Yom Chelichi


940. Sport et musique quand on est en deuil
Posté par ninas le 16/12/2010 à 12:03:14
Est il autorisé d'aller dans une salle de sport uniquement pour femme pendant l'année de deuil d'un parent s'il y a de la musique ?

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 29/12/2010 à 21:33:04
Nous avons déjà expliqué dans la question 935 « Partir en vacance pendant les 12 mois de deuil » qu’un endeuillé avait l’interdiction de se réjouir pendant douze mois pour le père ou la mère, et un mois pour les autres proches.
par conséquent, il lui est interdit d’écouter de la musique même par l’intermédiaire d’un disque CD, d’une cassette ou de la radio.
A plus forte raison bien entendu, il sera interdit de se rendre à un concert ou d’assister à un spectacle musical (1).

Il existe cependant certains cas dans lesquels on peut se montrer tolérant.
Ainsi, celui qui entendrait son voisin jouer d’un instrument, n’a pas l’obligation de sortir de la maison pour ne plus entendre cette musique. Ceci, à condition de ne pas y prêter attention et de ne pas en retirer un profit ou une satisfaction (Hanaa).

Cela découle du fait que bien qu’il entende forcement cette musique, il n’a fait aucun acte positif pour induire cet situation et qu’il n’a pas l’intention d’en profiter (2).
De même, se rendre chez son voisin par nécessité, chez le médecin, à son travail, ou dans tout endroit où il règne une ambiance musicale, sera permis si les conditions citées précédemment sont respectées (ne pas prêter attention et de ne pas en tirer profit).
Dans le même ordre d’esprit, on pourra rester dans un taxi même si le chauffeur écoute de la musique à la radio (3).

C’est pourquoi, se rendre dans une salle de sport dans laquelle règne une ambiance musicale, ne semble pas pouvoir être permis, si c’est uniquement motivé par un désir de détente et de relaxation.

En effet, dans ce cas, on créera une situation qui n’était pas indispensable et qui nous amènera à profiter de la musique.

Par contre, si la pratique du sport s’avère nécessaire pour une raison quelconque (cause médicale par exemple), et que l’on n’ait pas la possibilité de se rendre dans une salle sans musique, il semble que l’on puisse permettre.

Kol Touv


1) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 391 par. 1 et 2 ; Voir aussi Divré Sofrim chap. 41 par. 9
2) Il n’y a pas ici d’acte spécifique pour écouter de la musique. Par conséquent on ne peut pas considérer cela comme un « Psik Réché » qui est un interdit d’ordre Rabbinique. Pour rappel un « Psik Réché » est un acte non intentionnel dont le résultat est inéluctable.
3) Divré Sofrim chap. 41 par. 15 et 16 ; Néta’é Gabrièl tome 2 page 116
 
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