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    Mercredi 21 Février 2018, Yom Révii


88. Tromperie de Kacheroute
Posté par WDavid le 21/04/2006 à 13:10:50
Bonjour,

Si on a mangé un aliment ayant une Achgaha, et il s'avère que cette aliment n'est pas Cacher.
Qui est fautif et a transgresse une Avera : Celui qui mange, Celui qui assure la Hachgara, les 2, ou aucun?

. Question similaire : Un vendeur, qui pour mieux vendre, pose des Achgarot sur ses Aliments (mais c'est du Cheker Gamour). Qui est fautif et a transgresse une Avera : Celui qui mange, Celui qui vend, les 2, ou aucun?

merci!

Réponse donnée par Rav Michael Kottek le 03/05/2006 à 21:38:14
La Tora nous indique: « Devant un aveugle tu ne mettras un obstacle » (1).
Le Séfer Ha’hinoukh (2) définit cette Mitsva en expliquant qu’il est interdit de donner un mauvais conseil à autrui. On doit uniquement lui donner un conseil dont on est sur qu’il est bon pour lui.
Cela inclut aussi le fait d’inciter ou d’aider une personne à faire une faute.
La raison de cette Mitsva est qu’il est essentiel pour le bon fonctionnement d’une société de rechercher le bien de l’autre.

Donc quelqu’un qui donnerait une garantie de Kacheroute qui n’est pas valable, passerait outre cette interdiction de la Tora. C’est sur lui que reposera la faute lorsque des personnes vont consommer ces aliments non Kacher.

D’autre part le falsificateur transgresse aussi l’interdiction de « Gnévate Da’ate » (escroquerie morale), ce qui veut dire littéralement « voler la pensée d’autrui ».
De la même manière qu’il est défendu de voler l’argent d’autrui, il est défendu de voler sa pensée. (3)

Et il est aussi évident que la vente est aussi annulée car on voulait acheter un produit Kacher et non pas un produit non Kacher.
(4)

Néanmoins, il faut savoir que dans la consommation d’aliment non Kacher, il y a une influence néfaste sur le niveau spirituel de celui qui le mange.
Le Rama (5), écrit qu’on ne doit pas faire allaiter un bébé par une nourrisse non juive si on peut trouver une juive (car le lait de la non juive provient d’aliment non Kacher). De même une nourrisse juive, obligée de consommer des aliments non Kacher (car elle est en danger), ne devra pas nourrir un bébé durant cette période là (6).
Nous voyons donc que même lorsque l’on n’a pas fauté sciemment, le fait de manger des aliments non Kacher influe de façon néfaste sur celui qui les consomme.

Par conséquent si l’on sait qu’un surveillant de Kacheroute ou un commerçant n’est pas sérieux, il ne sert à rien de dire que la faute est sur lui, car les mauvaises influences sont sur le consommateur.

Kol Touv


1) Vaïkra 19-14
2) Mitsva 232
3) Guémara ‘Houline 94a et Choul’hane ‘Aroukh ‘Hochene Michpat chap.224, par. 6.
4) Voir aussi ‘Hochèn Michpate 234 la différence avec un produit non Kacher selon le Dine Tora ou Dérabanane
5) Yoré Dé’a 94/7
6) Chakh chap.81, alinéa 86. et le Taz chap. 81, alinéa 12
 
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