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    Lundi 20 Novembre 2017, Yom Chéni


771. Faire la bénédiction sur une olive après le Motsi ?
Posté par joseph le 18/08/2008 à 17:10:48
Le Chabbate, lorsque l'on a fait le Kiddouch et le Motsi (consommation de pain), doit on faire les bénédictions sur les aliments que nous mangerons : olive, radis etc ...

Toda Raba et cordial Chalom

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 01/09/2008 à 22:20:12
Pour répondre à cette question, il convient d’expliquer quelques règles générales concernant les bénédictions sur les aliments consommés pendant un repas avec du pain (après avoir fait la bénédiction « Hamotsi » sur le pain et avant d’avoir fait le « Birkate Hamazone »).

Nous reprenons ici les termes de la réponse à la question 243 « Quelle bénédiction faire sur le miel lors du Sédèr de Roch Hachana ? » ,

Il existe deux sortes d’aliments :

a) Les aliments qui s’intègrent au repas et en font partie à part entière. Ce sont des aliments sur lesquels ont a l’habitude de baser un repas (« Likvo’a Sé’ouda »), ou qui de manière générale, accompagnent le pain pendant le repas. (1)
Par exemple, la viande, le poisson les œufs, les légumes, le fromage.
Ce type d’aliments ne nécessitent pas de bénédiction préalable quand il sont consommés à l’intérieur de la « Sé’ouda » (repas). En effet, ils sont exemptés par la Bénédiction « Hamotsi » sur le pain, qui est le principal élément du repas. Les autres aliments ne sont considérés que comme des accompagnements.

b) Par contre, tous les autres aliments, comme les fruits, sur lesquels on n’a pas l’habitude de baser un repas, nécessitent une bénédiction préalable, même s’ils sont consommés au milieu du repas, (et que l’on a fait la bénédiction « Hamotsi » sur le pain). (2)

Il en découle un principe Général:

Tout aliment que l’on a pas l’habitude de manger seul en dehors des repas (3), et qui de manière générale vient toujours accompagner le pain, c’est à dire qu’on le mange ensemble avec du pain (Cela peut être un après l’autre et pas forcément simultanément), est dispensé de bénédictions (avant consommation car il est exempté par la bénédiction « Hamotsi » sur le pain, et après consommation car il est exempté par le « Birkate Hamazone »).

Il en est de même d’après certains décisionnaires (4), pour les aliments qui, bien que l’on ne les mange généralement pas avec du pain, sont considérés comme faisant partie de la « Sé’ouda », car ils viennent aiguiser l’appétit et permettent de poursuivre plus aisément le repas.

C’est le cas des olives, des cornichons, des citrons en saumure, qui sont d’après cet avis dispensés de bénédiction quand on les consomme au cours du repas.
Dans le doute, on ne fera pas de bénédiction sur ce type d’aliment s’ils ont été consommés pendant le repas.

Il existe a l’inverse, des aliments que l’on ne mange généralement pas avec du pain et que l’on mange uniquement pour le plaisir (comme dessert par exemple), et non pas pour se rassasier. Il ne sont pas considérés comme faisant partie du repas (bien qu’on les consomme à l’intérieur du repas, avant le « Birkate Hamazone »).
Par conséquent, il sera nécessaire de faire une bénédiction avant de les manger.

C’est le cas des fruits, des chocolats. N’étant pas liés à la consommation du pain, ils ne sont pas acquittés par la bénédiction « Hamotsi ».
Ceci, même si leur Bérakha est « Haadama » (sur une banane par exemple) ou « Chéhakol » (sur du chocolat par exemple).


Chaque fois qu’il y a un doute, comme sur l’olive, concernant la « Bérakha » sur un aliment consommé à l’intérieur du repas, il faut faire en sorte de sortir de la situation de doute.

Plusieurs solutions s’offrent à nous :
Il est préférable, avant de manger cet aliment problématique, de consommer un aliment qui nécessite de façon certaine une « Bérakha » du même type.

Ainsi, on pourra manger une datte ou du raisin ou une pomme ou tout autre fruit dont la bénédiction est « Ha’èts », et penser au moment de la bénédiction, à acquitter si besoin était, l’olive que l’on consommera plus tard. (6)

On pourra également consommer cet aliment (en l’occurrence l’olive) avec du pain (en le mangeant simultanément avec du pain ou bien même en mangeant un morceau de pain avant, et aussi de préférence après). De cette manière, il sera exempté de bénédiction puisqu’il est consommé en même temps que le pain. (6)

Kol Touv


1) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap177, par.1 et Michna Béroura alinéa 1et 2.
2) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap177, par.1
3) Choul’hane ‘Aroukh Harav chap177, par.2
4) Maguèn Avraham et Michna Béroura chap.174 alinéa 39
5) Voir Michna Béroura chap.473 alinéa 55. et voir Michna Béroura chap.177 alinéa 4.
6) Michna Béroura chap.177 alinéa 4. Voir aussi Cha’ar Hatsioun chap.177 alinéa 13
 
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