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    Mardi 25 Juillet 2017, Yom Chelichi


649. Bénédiction sur les deux pains de Chabbate
Posté par joseph le 02/02/2008 à 22:25:59
Bonsoir et Chavou’a Tov.

Lorsque je fais le Motsi du Chabbate sur les deux 'Halote, (vendredi soir et samedi midi) ma femme, mes enfants et petits enfants doivent ils faire la Bénédiction à leur tour, ou sont ils acquittés par la mienne.

Toda Rabba

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 09/02/2008 à 19:41:53
Il existe un principe général selon lequel une personne peut s'acquitter d'une Bérakha (bénédiction) sur un aliment en l'écoutant de la bouche d'une autre personne (1). Ceci même si la personne en question sait faire la bénédiction et est à même de la faire par elle-même (2).

C'est d'ailleurs ainsi q'il conviendrait de faire à priori pour respecter le principe de "Bérov 'Am Hadrate Mélèkh" (c'est par la multitude que le Roi est magnifié) pour donner plus de faste à la bénédiction.
Ainsi, le fait de faire une seule bénédiction pour acquitter une assemblée qui répond Amèn est plus glorieux et embelli la louange que l'on adresse à D.

Toutefois, procéder de la sorte nécessite de respecter de façon impérative les conditions suivantes:
a) Celui qui fait la bénédiction sur l'aliment a l'obligation d'en manger lui-même (3).
Cette condition est évidement remplie lorsque le maître de maison fait la bénédiction sur les deux pains (Lé'hèm Michné) lors d'un repas de Chabbate ou de Yom Tov.
b) Celui qui fait la bénédiction doit avoir l'intention d'acquitter tous ceux qui l'écoutent, et ceux qui l'écoutent doivent avoir l'intention de s'acquitter par celui qui prononce la bénédiction (4).
c) Les personnes qui veulent s'acquitter ont l'obligation de se concentrer et d'écouter tous les mots de la bénédiction (5).

Pour ne pas rentrer dans tous ces problèmes, il convient en règle générale, que chacun fasse la bénédiction pour soit même, ainsi qu'il apparaît dans le Michna Béroura (6).

Néanmoins, lorsque plusieurs personnes s’installent à la même table dans l'intention de partager un repas, comme c'est le cas Chabbate ou Yom Tov, l’habitude universellement répandue est que le maître de maison fasse lui seul la bénédiction avec l’intention d’acquitter toutes les personnes présentes qui l’écoutent attentivement (7).

Le maître de maison prendra en mains les deux pains et il fera la bénédiction en pensant acquitter ceux qui l’écoutent. Il prendra soin de ne pas manger avant que les convives n’aient répondu « Amen » (8). Puis il distribuera le pain devant chaque personne en évitant de lui remettre dans la main (9).
Voir à ce propos la question 462 «Jeter le pain sur la table».

De leur coté les convives penserons à s’acquitter de la bénédiction du maître de maison et à en écouter tous les mots. Ils ne devront pas manger avant celui qui a fait la bénédiction. (10)


Le « Minhag » (l’habitude) couramment répandu dans quasiment toutes les communautés, est que le maître de maison fasse la bénédiction sur deux pains, lors des repas de Chabbate ou des fêtes, et acquitte ainsi les autres participants.
Ils n’auront donc pas à refaire la bénédiction, chacun à son tour

Il faudra néanmoins veiller à respecter les conditions énoncées tout au long de la réponse.

Kol Touv


1) Choul'hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 213 par. 1
2) Michna Béroura chap. 213 alinéa 3
3) Choul'hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 213 par. 2 et Michna Béroura chap. 213 alinéa 3. Il faut noter que ce n'est pas le cas lorsqu'il s'agit d'acquitter quelqu'un d'une bénédiction sur une Mitsva comme pour le Kiddouch par exemple. Voir à ce sujet Choul'hane 'Aroukh chap. 273 par. 4 et chap. 167 par. 19 et 20 ainsi que Michna Béroura chap. 273 alinéa 17 à 19 et chap. 167 alinéa 94
4) Choul'hane 'Aroukh chap. 213 par. 3
5) Choul'hane 'Aroukh chap. 213 par. 3 et Michna Béroura chap. 213 alinéa 3
6) chap. 13 alinéa 12 et chap. 8 alinéa 13 au nom du 'Hayé Adam Klal 5 par. 17. Voir aussi Choul'hane 'Aroukh Harav chap. 167 par. 18
7) Choul’hane 'Aroukh chap. 167 par. 11 et Michna Béroura chap. 167 alinéa ; Vézote Habérakha chap. 2 par. 13 ; Yalkoute Yossef tome 3 chap.167 par.16.A noter toutefois que certains ont l'habitude, même lors d'un repas de Chabbate, de distribuer deux pains à chacun des convives qui fera la bénédiction pour lui-même comme il apparaît dans le Séfèr Bérakha Kéhalakha chap. 3 par. 3
8) Choul'hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 167 par. 16 ; Voir Yalkoute Yossef tome 3 chap.167 par.17
9) Choul'hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 167 par. 18
10) Choul'hane 'Aroukh Ora’h ‘Haïm chap. 167 par.15
 
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