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    Samedi 07 Décembre 2019, Yom Chabbate


614. Tel est le Minhag
Posté par Juif le 30/05/2007 à 21:04:44
Vous avez peut-être les références sur ce que vous dites dans la réponse 613 ? Je vous remercie d'avance.

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 05/06/2007 à 20:25:36
a) C’est d’abord une question de logique. Il faut rappeler que selon les avis des décisionnaires Séfaradim, remplacer le nom de D. par un surnom, est considéré comme une atteinte à l’honneur de celui-ci.
Répéter plusieurs fois le même verset par exemple, ne changera pas ce principe. Au contraire, cela apparaîtrait encore plus choquant si au moment de la répétition d’un verset ou d’une expression que l’on formule pour louer D., on remplaçait le nom de D. par un surnom comme « Hachèm ».

b) Tel est le Minhag dans les communautés Séfarad lors de la sortie de la Tora ou lorsque l’on répète un refrain dans un Piyoute (chant lyrique de Chabbate ou de Yom Tov ou à l’occasion d’une Brite Mila ou Bar Mitsva).

c) Aucun des décisionnaires qui défendent cet avis n’a mentionné une différence dans le principe en cas de répétition d’un verset ou autre.

d) Le Rav Chalom Méssas Zal, mentionne que même dans une discussion courante, si le contexte l’exige un temps soit peu, on pourra citer le nom de D., ainsi qu’il apparaît dans la Méguilate Ruth. Bo’az salut ainsi les moissonneurs : « que D. soit avec vous ». Ils lui répondent : « que D. te bénisse ».
De là le Minhag de certains d’introduire de cette manière la bénédiction qui précède la lecture de la Tora.

e) Il existe une allusion à cela dans un Rachi sur le verset de la Paracha Toldote « Guécha Na Véhamouchékha Béni » (approche toi mon fils pour que je puisse te toucher).
Its’hak Avinou voulait vérifier que c’était bien son fils ‘Èssav qui lui parlait. Rachi explique que ce qui avait éveillé des soupçons chez Its’hak est le fait que Ya’akov s’était adressé à son père en citant le nom de D. Or, il n’était pas dans l’habitude de ‘Èssav de s’exprimer en invoquant couramment le nom de D.
On déduit de là qu’il n’y a pas d’interdiction de prononcer le nom de D., mais c’est au contraire une Mitsva comme on le voit chez Its’hak dont l’usage du nom de D. était coutumier (Chagour Béfiv).
 
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