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    Mardi 25 Juillet 2017, Yom Chelichi


556. Une femme peut elle se rendre au cimetière ?
Posté par arale le 28/11/2007 à 09:14:04
Kvod Harabanim,

Je me permets de faire appel à votre temps si précieux pour quelques éclaircissements.
J'apprends que les femmes, et spécialement les femmes enceintes, ne doivent pas être en "contact" avec "la mort": aller au cimetière, entrer dans un appartement où repose un cadavre...
Un peu comme "un Kohèn" mais pour d'autres raisons.
Quelles sont règles exactes de ce Minhag?
Ce Minhag est-il généralisé à toutes les 'Édote ?
Que faut-il dire aux femmes qui se rendent aux enterrements ? Surtout de leurs proches?
Quel est la raison, le sens, de ce Mihag?

KOL TOUV

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 02/12/2007 à 22:59:34
En règle générale, il convient que les femmes s’abstiennent d’aller au cimetière (1).
Le Zohar est particulièrement sévère à ce propos et interdit même aux femmes d’accompagner le corps jusqu’au cimetière.

Certaines femmes ont pris l’habitude de pénétrer dans le cimetière mais prennent soin de rester éloignées de plus de Arba’ Amote (deux mètres) des tombes (2).
Quoiqu’il en soit, pour celles qui se permettent de participer à un enterrement, il est fondamental qu’elles ne se mélangent pas avec les hommes. En effet, cela présente un danger, ainsi que cela apparait dans la Guémara (3), qui relate qu’au moment où les femmes reviennent de l’inhumation, l’ange de la mort rode dans les parages avec le pouvoir de frapper.

Le Choul’hane ‘Aroukh Harav (4) précise au nom du Zohar (5) que l’on ne doit pas se tenir face à une femme au moment où elle revient de l’enterrement (6).

Par ailleurs, les femmes doivent éviter absolument de se rendre au cimetière (ou de se trouver dans la même pièce qu’un mort) pendant leur période d’impureté tant qu’elles n’ont pas été au Mikvé (7). Ceci en particulier pendant la période d’écoulement, car leur état favorise l’emprise de forces nuisibles (‘Hitsonim) (8).

Toutefois nombreux sont les Décisionnaires qui permettent les visites après l’arrêt du flux pendant les sept jours de pureté (9).
Voir à ce propos la question «Aller à la synagogue ou toucher un Séfèr Tora pour une femme Nidda»

Il y a lieu d’être plus tolérant le jour de l’anniversaire du décès (Yartsaïte) et pendant la période des Séli’hote (10).

Kol Touv


1) Voir Choul’hane ‘Aroukh Yoré Dé’a chap. 359 par. 1 et le Taz alinéa 2 qui précise que cela amène des malheurs dans le monde
2) Halikhote Bate Israël chap. 19 note 6
3) Bérakhote 51a
4) Tome 5 Hilkhote Chémirate Hagoufe Vénéfèch par. 10
5) Parachate Vayakhèl page 196a
6) Voir aussi le Ma’avar Yabok partie Sifté Rénanote par.10
7) Michna Béroura chap.88 alinéa 7 au nom du ‘Hayé Adam Klal 3 par. 38
8) Introduction du Choute Maaram Chik partie Ora’h ‘Haïm
9) Pit’hé Téchouva Yoré Dé’a chap. 195 ; Voir Otsar Dinim La-icha Vélabate chap. 35 par. 3
10) Voir Choul’hane Mélakhim qui permet dans ce cas, même pendant la période de flux ; Voir toutefois le Séfèr Na’hamou ‘Ami page 104 qui rapporte au nom du Rav Chélomo Auerbach que l’habitude est de s’y rendre pendant les sept jours de pureté pour de telles occasions
 
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