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    Lundi 06 Décembre 2021, Yom Chéni

320. Chabbate à l’hôtel : le transport d’objets est-il permis ?
Posté par bebert le 05/12/2006 à 15:09:51
Chalom,

Peut-on transporter, le Chabbate, des objets dans un hôtel en dehors de sa chambre, dans les couloirs par exemple ou les escaliers. Je parle d'un hôtel en dehors d'Israel et dont l'immense majorité des personnes (clients et personnel) est non juive.

Réponse donnée par Rav Meir Cahn le 09/01/2007 à 20:49:42
Le fait de se trouver pour un Chabbate dans un hôtel où tous les résidents (clients autant que personnel) sont des non juifs, ne demande pas de disposition particulière pour le transport d’objets du domaine privé au domaine commun, soit de la chambre et de la salle où sont pris les repas du Chabbate, aux couloirs, aux autres salles et dépendances communes, ainsi que vice-versa. Le transport ou le déplacement d’objets sera permis, sans restriction (1).
De même, pour le voyageur ou vacancier qui se trouverait être accompagné par un ou plusieurs juifs, et qui partageraient la même chambre ou la même suite, la Halakha sera similaire, pour eux tous (2).

S’ils logent dans des chambres distinctes, mais prennent leurs repas en commun, la Halakha restera identique, et ils pourront tous porter dans l’enceinte de l’hôtel (3).

Par contre des objets qui se trouvaient « Mibé’od Yom » (avant l’entrée du Chabbate), dans l’un des domaines communs de l’hôtel, pourront être déplacés ou transportés le Chabbate dans ce domaine commun, ou de ce domaine à un autre, également commun, et ceci quelle que fût la constitution des résidents de cet hôtel (juifs pratiquants, non pratiquants, ou non juifs).

Les restrictions de déplacement d’objets ne s’appliqueront donc uniquement qu’aux déplacements qui les font quitter un domaine privé pour entrer dans un domaine commun et vice versa (4). Seront considérés comme domaine privé, les chambres, les suites ainsi que les salles à manger où sont éventuellement servis les repas du Chabbate.

Ainsi, les dites restrictions interdisent le déplacement d’objet lorsqu’une partie des résidents de l’hôtel sont des juifs qui ne partagent pas une même chambre ou qui ne prennent pas leurs repas en commun. Dans tous ces cas les moyens de retirer cet interdit passe par la prise de disposition particulière sous forme de « ‘Érouvé ‘Hatsérote » (mise en commun de denrées alimentaires pouvant permettre à tous les résidents juifs de l’hôtel de partager les rudiments d’un même repas), et de « Sékhiroute Réchoute » (littéralement location de domaine), acte ayant valeur juridique d’après lequel l’accès au domaine privé, dont les propriétaires ou les locataires ne sont pas juifs et pratiquants (qui reconnaissent « l’utilité » du ‘Érouve) ne sera plus limité.
Ces dispositions nécessitent la maîtrise des sujets de Halakha concernés et exigent la consultation d’une autorité rabbinique confirmée.

Précisons enfin, que les permissions ci-dessus mentionnées, ne s’appliquent qu’aux bâtiments, étant considérés comme étant un « Réchoute Haya’hid » (un domaine privé). Le déplacement d’objets dans les autres dépendances, telles que les terrasses, les jardins, les parcs, ou les parkings, ne pourra être envisagé que dans la mesure où ils sont cloisonnés, de manière à bénéficier du statut de « Réchoute Haya’hid » (d’un domaine privé) (5).

Kol Touv.


(1) Voir le Choul’hane ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm chap. 382 par. 1.
(2) Ad. loc.
(3) Ad. loc. chap. 370 par. 4 et 5.
(4) Ad. loc. chap. 372 par. 1.
(5) Ad. loc. chap. 366 par. 1, et Michna Béroura, ad. loc. alinéa 2.
 
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