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    Vendredi 25 Mai 2018, Yom Chichi


303. Une femme peut-elle consulter un médecin homme ?
Posté par beiti le 18/10/2006 à 12:07:37
Chalom,

Une femme célibataire ou mariée peut-elle consulter un homme medecin lorsque dans sa region elle ne trouve aucun specialiste femme parlant le francais alors qu’elle ne parle pas iun hébreu correct.
Merci

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 26/10/2006 à 22:05:30
L’interdiction d’un contact physique entre un homme et une femme (non mariés) quand il n’est pas motivé par un sentiment affectueux est une interdiction des rabbanim (1).
Dans un cas de maladie, les rabbanim n’ont pas décrété d’interdiction. Par conséquent il est permis, d’après le sens élémentaire de la loi, qu’un homme médecin examine une femme même mariée.

Toutefois il est nécessaire d’aborder ce sujet avec une grande prudence, car il s’agit ici d’un repoussement d’une interdiction générale en fonction d’un cas particulier plutôt qu’une permission à priori.

Par conséquent, la consultation d’un homme médecin par une femme est assujettie à un certain nombre de conditions sur lesquelles s’accordent les décisionnaires de notre temps (2)

Il n’est permis de consulter un homme que :

a) Lorsqu’il n’y a pas de médecin femme de la même compétence. S’il existe un médecin femme du même niveau, on devra la consulter même si cela entraîne des frais supplémentaires.
La méconnaissance de la langue et une difficulté à s’exprimer qui pourrait entraîner des erreurs est un élément à prendre en considération pour permettre la consultation d’un homme.

b) Dans les cas qui présentent un caractère sérieux, ce qui exclut des problèmes comme des changements de règles ou des visites de routine pendant la grossesse.

c) Dans le cas ou on serait contraint de consulter un homme, on doit éviter de se trouver en situation d’isolement (I’houd) avec le médecin.

L’idéal serait de se faire accompagner par son mari.

En cas d’impossibilité, la porte de la pièce d’auscultation ne doit pas être fermé à clé. D’autre part il doit avoir sur place au moins deux autres personnes (médecins ou infirmières) qui peuvent entrer sans demander la permission (3).

Si la femme du médecin se trouve sur place, ce sera autorisé même si la porte est fermée à clé (4).

Une autre solution consisterait à se faire accompagner par sa mère ou par sa fille (5).

d) Il faudra éviter toute discussion superflue qui ne serait pas en rapport avec le diagnostic ou le traitement.

Kol Touv


1) Chakh Yoré Dé’a chap. 195 alinéa 20
2) Taharate Habaïte tome 2 page 222 ; Chi’ouré Chévèt Halévi fin du chap. 195 ; Choute Béèr Moché tome 3 chap. 152 alinéa 15
3) Kountrass I’houd page 26 au nom du rav Éliachiv
4) Tsits Eli’ézèr tome 6 chap. 12 par. 12
5) Tsits Eli’ézèr tome 6 chap.40 par. 4
 
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