UniversTorah      Questions aux  Rabbanim      Médiathèque &  Playlist   
Retour à l'accueil du site principal
    Lundi 19 Février 2018, Yom Chéni


287. La bénédiction du « Gomèl » après une opération
Posté par moché le 09/10/2006 à 11:09:00
Chalom

Une personne ayant eu une anesthésie générale afin de lui retirer un cathénaire qui a permis de faire de la chimiothérapie et qui est ressortie le jour même de l'hôpital doit-elle réciter le Gomèl?
Merci

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 12/10/2006 à 18:51:54
Dans quatre cas distincts on doit faire le « Gomèl » (1):

• Après un voyage en mer
• Après la traversée d’un endroit désert
• Après avoir guéri d’une maladie
• Après une sortie de prison

Chacun de ces cas nécessite bien entendue d’en préciser les conditions exactes.

En règle générale, il existe deux différences fondamentales entre le « Minhag » Achkénaz et le « Minhag » Séfarad concernant la Bénédiction du « Gomel » :

• D’après le « Minhag » Achkénaz, on ne fait cette « Bérakha » que si on a traversé une situation ou le danger était probable et présent. D’après le « Minhag » Séfarad, on la fera même si le danger n’est que possible (même s’il est lointain).
Cette différence de point de vue se retrouve à propos du malade (2)

• D’après le « Minhag » Achkénaz, on fera cette « Bérakha » dans tous les cas ou le danger était réel, même si l’on était pas précisément dans un des quatre cas cités par le Choul’hane ‘Aroukh. D’après le « Minhag » Séfarad, on ne la fera que si on traversé un des quatre cas cités par le Choul’hane ‘Aroukh, et pas dans les autres cas, même si par ailleurs on était en situation de danger.

En ce qui concerne le malade, qui à subit une opération avec anesthésie générale (qu’elle touche un membre du corps ou une cavité interne), tous les avis sont unanimes pour dire qu’il faut faire la « Bérakha » (bénédiction) avec « Chèm Oumalkhoute » (avec le nom de D. et la mention de sa royauté). (3) en effet, un malade qui a été en situation de danger, même s’il n’a pas été alité, doit faire la « Bérakha ».

Dans le cas d’une opération simple d’un membre avec anesthésie locale, les Séfaradim feront la bénédiction, les Achkénazim poseront la question à un Rav qui décidera en fonction de la gravité de l’opération. (4)

Réfoua Chéléma


1) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap.219 par.1
2) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap.219 par.8 et Rama sur place ; voir Biour Halakha début de citation « Yordé hayam ».
3) Darké Téchouva Yoré Dé’a chap.155 alinéa 2 au nom du Tachbèts (Kétouvote 4) ; Choul’hane ‘Aroukh Hagraz Yoré Dé’a chap.187 alinéa 11 ; Choute Tsits Éli’ézèr tome 12 chap. 18 ; Nichmate Adam tome 4 chap.219 au nom du Rav Auerbach.
4) Voir le Nichmate Adam tome 4 chap.219 au nom du Rav Auerbach qui s’interroge sur la nécessité de faire la Bérakha après des opérations simples avec anesthésie locale ; Or’hote Rabbénou au du Rav Kanièvski zatsal tome 1 page 91 qui s'interroge dans le cas d'opérations simples touchant uniquement un membre.
 
Navigation Rapide
Pour se déplacer entre les questions, nous vous proposons un accès facile à la navigation