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    Samedi 15 Juin 2024, Yom Chabbate

165. Prendre un anti dépresseur le Chabbate
Posté par moché le 28/06/2006 à 14:56:15
Félicitations pour votre site!
Peut-on on prendre un anti dépresseur Chabbate (lexomil...) ?
Merci pour vote réponse

Réponse donnée par Rav Meir Cahn le 07/07/2006 à 13:40:19
Prendre une médication le Chabbat, peut impliquer la transgression d'interdits divers, d'ordre Toraïque ou Rabbinique. La nature précise de l'état du patient, sa gravité, ainsi que la nature, la durée et la fréquence du traitement, permetteront de déterminer la Halakha qui régiera la manière de poursuivre ce dernier, le jour du Chabbat (1).

Prendre un anti dépresseur le Chabbat, ne pose pas de problème (2).

IMPORTANT:

Il s’avère après enquête, que le médicament Lexomil n’est pas un « antidépresseur » mais un « anxiolytique ». Il est utilisé pour traiter l'anxiété, l'angoisse, et éventuellement dans le sevrage alcoolique.

Or, les antidépresseurs sont des psychotropes (des substances qui modifient le psychisme). Ils sont destinés à faire disparaître la tristesse (les troubles de l'humeur).
Les plus fréquentes indications sont les états dépressifs réactionnels sur fond de névrose et les états dépressifs graves dits mélancoliques, qui imposent l’hospitalisation.
De plus, le début de l’action antidépressive est retardé, de une à deux semaines environ. Les traitements doivent être prolongés pendant 6 mois au moins, pour prévenir des rechutes.

Par contre les tranquillisants appartiennent à deux classes, selon leurs effets :
1) Les anxiolytiques (dont fait partie le LEXOMIL) qui réduisent le niveau de l’anxiété sous toutes ses formes ;
2) Les sédatifs, qui calment l’agitation et portent au sommeil.
Leur rapidité et leur durée d’action qui peut aller de 5 à 30 heures.
Les plus fréquentes indications sont tous les états anxieux : les crises d’angoisse, les attaques de panique, l’anxiété généralisée, les troubles phobiques.

La réponse qui a été donnée ici porte sur les antidépresseurs et ne tient pas compte du Lexomil cité.
La règle concernant les tranquillisants est traitée dans la question : « prendre un calmant le Chabbat ». (Pour y accéder cliquez ici)


Réfoua Chéléma.


(1) Voir Choul'hane 'Aroukh, Ora'h 'Haïm chap. 328; Chémirate Chabbat Kéhilkhata, tome 1 chap. 32, 33 et 34.
(2) Voir le Choute Iguérote Moché tome 3 chap. 53, le Choute Tsits Eli'ézèr tome 14 chap. 50 alinéa 5. Voir aussi Or'hote Chabbat tome 2 (à paraître). Voire également le Michna Béroura chap. 328 alinéa 38. Ajoutons encore, que la prévention d'un état pathologique, qui, une fois installé, permet la transgression du Chabbat (que ce fût d'un Déoraïta ou d'un Dérabanane), est permis "Milékhaté'hila" (à priori), avant son apparition, alors que le patient pourait étre défini, à ce stade, comme étant un Bari (personne en bonne santé), voire le Rambam, Hilkhote Chabbat chap. 22 Halakhah 7, et Iglé Tal, To'hène chap. 14, et note 52.
 
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