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    Samedi 25 Janvier 2020, Yom Chabbate


130. L'hébreu en phonétique
Posté par avraham93 le 17/05/2006 à 09:34:36
Dans le dossier "l'hébreu en phonétique", je relève une erreur : à la fin du tableau, vous énumérez les voyelles de l'hébreu.

Vous donnez, comme première voyelle, Kamats gadol et vous mettez en face un Kamats-'hataf, que l'on retrouve plus bas; il y aurait donc lieu de corriger.

Vous ne donnez pas la règle du Kamats Katane.

Par ailleurs, le Chéva n'est pas une voyelle. C'est un signe qui indique soit une absence de voyelle, soit la chute d'une voyelle primitive et dans ce cas, il est sonore, qu'il soit en début de mot (où, de toute façon, il est toujours sonore, comme dans ShElomoh et non Shlomoh) ou à l'intérieur d'un mot comme, par exemple, dans les verbes conjugués (y compris les participes, comme dans "Achré" où pratiquement tout le monde dit "somekh nof'lim", alors qu'on devrait entendre "nofElim").

Avraham, le Yecke medaqdeq

Réponse donnée par Rav Aharon Bieler le 31/05/2006 à 00:20:53
Il est exact qu’une erreur se soit glissée dans notre tableau de phonétique. Le «Kamats Gadol» a effectivement été malencontreusement remplacé par le signe d’un «Kamats ‘Hataf». Nous avons corrigé cette erreur et nous remercions de nous l’avoir signaler.

En ce qui concerne le Kamats Katane, nous avons sciemment décidé de ne pas l’inclure dans notre tableau pour les raisons suivantes :
1) le signe qui le représente est le même que celui du « Kamats Gadol » bien que sa prononciation diffère du « Kamats Gadol » puisqu’il se prononce « o » et non pas « a ».
2) Cette prononciation est induite par un certain nombre de règles grammaticales comme le fait que la lettre qui le suit soit ponctuée par un « Daguéch » ou par un « Chéva ».
Or notre tableau est un guide de prononciation et non pas un précis grammatical, nous n’avons donc pas voulu aborder ce sujet complexe qui ne cadre pas avec le but recherché.

Vous affirmez que le Chéva n’est pas une voyelle.
Nous vous faisons remarquer que bien qu’il apparaisse dans notre tableau dans la partie réservée aux voyelles, il n’a jamais été qualifié par nous comme étant une voyelle.
Par ailleurs, bien que son statut soit particulier, il est classifié dans la majeur partie des précis de grammaire hébraïque comme une voyelle (grammaire hébraïque par David Bérdah) ou comme demi voyelle (Grammaire de l'hebreu par B. Donnet-Guez).

Quant à votre allusion concernant l’orthographe de « Shlomo » qui apparaît dans le nom de notre institution, elle est en partie fondée et nécessite une explication.
D’après notre règle de translittération, ce mot aurait du être phonétisé de la manière suivante : « Chélomo ». Le son « Ché » étant phonétisé avec un « Ch », et non pas avec « Sh » qui est la règle anglo-saxonne.
Nous vous rappelons que nos principes de phonétique ont été établis selon les règles de la prononciation Séfarade adaptées a l’usage des francophones.

Par ailleurs, ce mot ne se termine pas par un « h » comme vous l’écrivez, puisque le « Hé » final ne se prononce pas en hébreu (sauf dans le cas ou il est accentué par un point –Mapik).
Le fait, que nous ayant nous même enfreint notre règle de phonétique, en écrivant Shlomo avec « Sh » mérite un éclaircissement.
Voici quelles sont les raisons :
1) C’est une allusion au fait qu’au Maroc, le « Chine » était généralement prononcé « Sine ». Ainsi on disait « Salom » et non pas «Chalom», « Yom Hassissi » et non pas « Yom Hachichi», «Sélomo » et non pas « Chélomo ». Et vous n’êtes pas sans savoir que Rabbi Shlomo, au nom duquel ont été fondées nos institutions, était l’un des piliers du judaïsme marocain.
2) C’est également une allusion au fait que nos institutions sont représentées en France par une association qui porte le nom de « L’héritage de Salomon ».

En ce qui concerne l’absence du « é » (qui aurait du vocaliser le « Chéva Na’ » de « Chélomo »), il a été occulté sciemment pour une pure raison technique.
En effet, les accents sont incompatibles avec toutes les adresses électroniques (emails ou adresses de sites). L’alternative consistant à écrire « Chelomo » (sans accent), aurait entraîné à prononcer ce mot Cheulomo, ce qui est également faux.
Nous avons donc opté pour la solution qui consister à supprimer cette lettre.

Kol hakavod pour la précision de vos remarques et Kol Touv.

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