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    Vendredi 20 Octobre 2017, Yom Chichi


127. Le célibataire et les Nérotes de Chabbate et de 'Hanouka
Posté par nico le 15/05/2006 à 19:10:34
Chalom Rav,
Ma question concerne l'allumage des bougies du chabbat.
Est-ce qu'un homme celibataire qui vit seul doit allumer les nerots de chabbate ?
Est-ce que ca change s'il est etudiant (et depend donc de ses parents) ou s'il travaille a plein temps (et ne depend de personne).
La Halakha serait elle la même que pour l'allumage des bougies de 'Hanouka?
Merci de votre aide
Kol touv

Réponse donnée par Rav Meir Cahn le 08/12/2011 à 05:02:20
La Mitsva d’allumer les bougies de Chabbat concerne les hommes autant que les femmes (1).

Néanmoins, les femmes en sont plus particulièrement concernées, car ce sont elles qui généralement se trouvent à la maison, et qui en assurent l’entretien (2). Le Midrache commente, que c’est ‘Hava (Eve) qui, un jour a éteint la lumière du monde ; c’est à elle qu’incombera la mission de la rallumer, en faisant rayonner au foyer les lumières chabbatiques. La femme mariée aura donc préséance sûr son mari, et c’est elle qui les allumera (3).

Un homme qui n’est pas marié (ou un homme marié, mais dont la femme n’est pas présente), aura le devoir d’allumer les lumières de Chabbat, ou de Yome Tov, et récitera la Béra’ha (la bénédiction) (4). Le fait qu’il soit financièrement dépendant ou indépendant, de ses parents, n’aura pas d’incidence sûr cette Halakhah. Dans la mesure ou il vit seul, ce sera à lui qu’incombera cette Mitsvah (5).

Quand aux lumières de ‘Hanouka effectivement, la Halakha pourrait être différente.
Selon le Minhag (la coutume) Séfarade qui veut que seul le chef de famille allume, et rend Yotsé (acquitté de la Mitsva) tous les membres de la famille, les célibataires, logeant en dehors de la résidence familiale, mais qui en sont financièrement dépendants - Samoukh ‘Al Choul’hane Aviv - pourront être acquittés par l’allumage du père, et donc ne pas allumer d’autres Nérotes (lumières), bien qu’ils soient absent au moment de l’allumage, et n’en entendent pas les Béra’hotes (les bénédictions) (6).

Il va sans dire que, selon le Minhag Achkénaze ou les garçons allument leurs propres Nérotes, même lorsqu’ils résident chez les parents (7), ils les allumeront lorsqu’ils résident en dehors de la résidence familiale.

Kol Touv.


1) Choul’hane ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïme chap. 263, par. 2.
2) Rambam, Hilkhote Chabbat, chap. 5, Choulkhane ‘Aroukh, ad. loc, par. 3.
3) Michnah Bérourah, ad. loc. alinéa 11.
4) Choulkhane ‘Aroukh, ad. loc. Par. 6. Voir aussi le Bi’our Halakhah intitulé Ba’hourime.
5) Michnah Béroura, ad. loc. Alinéa 28.
6) Choul’hane ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïme chap. 677 par. 1 et par. 2, et selon le Rama, fin de chap. 671 qui stipule que de nos jours, il n’y a plus le Dine de ‘H’chada. Voir également le Magène Avrahame chap. 677 alinéa 1, et le Chout Yé’havé Da’ate tome 6 chap. 43.
7) Rama chap. 671 par. 2.
 
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